DÉMÉNAGEMENTS ET PARASITES

Le printemps a cédé officiellement sa place à l’été lors du solstice qui a eu lieu cette année au Québec, le 21 juin à 00h24 HAE. Quoique, l’on ne puisse se porter garant de ce à quoi ressemblera la météo pour la saison estivale, il existe un phénomène que l’on peut anticiper avec certitude; la période des déménagements qui culmine d’ordinaire avec la traditionnelle date des renouvellements de baux soit, le 1er juillet de chaque année.
Tous ces mouvements et transports de biens personnels qui comprennent : chaises rembourrées, sofas, matelas, tapis, tentures et literie sans oublier tous les cartons (provenant souvent de conteneurs à l’arrière des établissements commerciaux susceptible de cacher de la vermine) qui servent à emballer la vaisselle sont autant de risques potentiels de contamination parasitaires pour les gestionnaires d’immeubles à logements. Les matelas viennent certes en tête de liste des risques d’infestation parasitaire avec les punaises de lit qui, comme on le sait, aiment bien se prélasser dans les coutures et replis de nos couchettes pour faire confortablement le voyage. D’autres parasites, tels ceux appartenant à l’ordre des blattoptères, communément connus comme les cafards, représentent également un haut risque de propagation durant la phase intensive de délogement.
Un article du journal Le Devoir, publié le 2 juillet 2016, faisait état d’une très forte progression d’infestations de punaises de lit dans la métropole depuis les années 2000. Les statistiques fournies au Devoir par l’Office municipal d’habitation de Montréal, organisme qui gère environ 20,000 logements, recensaient 219 interventions pour traiter des cas de punaises en 2006. Ce nombre avoisine maintenant 1700 cas par année, ce qui signifie une hausse considérable de près de 800%.
Il est fort judicieux, pour les propriétaires fonciers, d’implanter un plan d’action en cas d’infestation. La ligne directrice du guide des Bonnes pratiques (GBP) en matière de contrôle et de prévention antiparasitaire suggère en outre, de considérer l’établissement d’une politique préventive précise, l’élaboration d’un plan d’intervention d’urgence en plus de souligner l’importance d’adopter des méthodes de surveillance périodiques appropriées qui reflètent les besoins spécifiques de l’immeuble.
Toujours selon le GBP, il est également pertinent d’évaluer la nécessité de retenir les services d’un fournisseur externe ou de désigner un responsable à l’interne ou encore d’établir un partenariat en combinaison des deux.
Sur ces sages conseils, je vous souhaite bon déménagement!
Sources : www.ledevoir.com Invasion de punaises de lit à Montréal article du 2-07-2016
Best Practice Guideline : Pest Control