L’hygiène au bureau : une responsabilité collective ?

Un sondage a été effectué récemment auprès de plus de 5 000 employés de bureau britanniques au sujet de leurs habitudes d’hygiène au travail. L’étude, parue dans le European Cleaning Journal, démontre que la majorité d’entre eux ont une routine hygiénique laissant à désirer et plusieurs ne se sentent pas concernés par l’entretien ménager de leurs lieux de travail.

Voici quelques statistiques qui feront réfléchir autant les employés que les gestionnaires d’immeubles.

À qui revient la responsabilité de l’hygiène au travail ?

6 % des travailleurs sondés sont d’avis que la propreté de l’environnement de travail revient entièrement aux employés d’entretien ménager. Plus de la moitié des gens admettent qu’ils nettoieront seulement si la saleté les incommode, et 38 % ne le feront que s’ils en sont obligés.

Le lavage des mains après avoir utilisé les toilettes.

Les résultats ont également révélé que seulement 61 % des employés se lavent correctement les mains après avoir utilisé les toilettes, alors que 7 % admettent ne jamais les nettoyer, une statistique qui augmente à 11 % chez les 18 à 24 ans. Les femmes seraient un peu plus enclines à bien se laver les mains avant de quitter les toilettes : 66 % d’entre elles le font, comparativement à 53 % chez la gent masculine.

La salubrité du poste de travail

Le quart des répondants affirment manger à leur poste de travail entre une et trois fois par semaine. Malgré ce fait, seulement 11 % des travailleurs nettoient correctement leur bureau après leur repas. En effet, 38 % effectuent un nettoyage rapide, soit en jetant l’emballage à la poubelle et enlevant les miettes de leur clavier, alors que 45 % répondent qu’ils ne nettoient jamais puisqu’ils ne laissent aucun débris. Encore pire : 7 % des employés laissent leurs déchets sur place pour que quelqu’un d’autre les nettoie !

Que faut-il retenir ?

En recoupant les statistiques du sondage, on comprend rapidement que les employés de bureau peuvent être directement responsables de certains problèmes de salubrité sur les lieux de travail. D’ailleurs, des études démontrent que les claviers d’ordinateur sont souvent beaucoup plus sales que les toilettes! Les causes pointées du doigt sont que les travailleurs mangent à leur bureau sans nettoyer la saleté résiduelle et qu’ils ne se lavent pas les mains correctement après avoir utilisé les toilettes.

Ainsi, dans la gestion de l’entretien de leur bâtiment, les gestionnaires devraient inclure un volet de sensibilisation des travailleurs sur l’importance de faire leur part.

La santé et la salubrité au travail sont l’affaire de tous !

Source : www.europeancleaningjournal.com, 14 février 2019